Tintin is back.

tintin1_cadre Quelle émotion, j’ai retrouvé Tintin, le reporter, dans cette interview il nous raconte tout: Sa vie, ses craintes, ses rêves, ses passions, et bien d’autres choses.

Francesca : Bonjour monsieur Nene, pouvez-vous nous parler de vous, et en premier lieu de votre pseudonyme. t1t1: Bonjour, en faite je ne m’appelle pas réellement Nene, mais une décision de justice m’oblige à choisir ce pseudonyme ridicule afin de préserver l’œuvre d’Hergé. Je suis en procès actuellement contre les ayants droit d’Hergé qui m’accusent d’affabulation et de nuire à l’œuvre d’Hergé par ma simple existence, je ne peux pas non plus utiliser les appellations comme Moulinsart, Haddock, Milou, ainsi que des jurons du type mille sabords, bachibouzouk, … Francesca : Pour que nos lecteurs comprennent bien, vous prétendez être Tintin le héros des bandes dessinées d’Hergé ! t1t1: Je ne vous permets pas de mettre en doute mes propos ! Je suis Réellement Tintin. Francesca : En ce cas comment avez-vous fait pour devenir humain et pour quelles raisons avez-vous quitté les cases des albums ? t1t1: En 1983, à la mort d’Hergé, mon créateur, j’ai eu un choc. Tout mon univers s’écroulait d’un coup, et dans la mesure où il n’y avait pas de repreneur, j’ai pris la décision de sortir des cases. Oh ça n’a pas été facile, il m’a fallu prendre du volume, puis occuper des cases de plus en plus grandes, jusqu’à ne plus pouvoir tenir dans un album. Ensuite, j’ai commencé à réagir par moi-même, prendre mes propres décisions. Veuillez me croire, à l’âge que j’avais dans le dernier album, ça n’a pas été simple. On peut considérer cela comme une naissance. Francesca : Avez-vous des regrets de cette époque ? t1t1: Oui et non. Hergé était un vrai génie et un père pour ses personnages. Son trait était limpide, rapide, simple et efficace: il faisait un cartoon (un carton, pardon…) auprès d’un large public. Mais je sais que j’ai pris la bonne décision, j’ai gagné ma liberté, et pour moi c’est essentiel. Je suis libre d’aller aux États-Unis, en Chine, ou sous l’eau. Francesca : Comment avez-vous vécu ces premières années ? t1t1: Dans les BD on me présentait comme un reporter, mais la réalité, c’est que je n’ai jamais su écrire une ligne potable. C’est vrai que j’aimais l’aventure, mais vous savez, quand on a comme moi voyagé sur toute la planète et même sur la lune, la lassitude s’installe vite. Hergé me représentait comme un héros capable d’exploits, le type qui gagne toujours à la fin. Mais ne soyons pas naïfs, tout ça c’est du pipeau: la réalité est bien plus simple et moins belle. Par exemple, on me voit dans de nombreux albums avec un appareil photo: en réalité, mes photos sont toutes floues! J’ai eu beaucoup de mal à trouver un travail décent, ma réputation me collait trop à la peau. On pensait que j’étais capable d’exploits incroyables, comme arrêter des trafiquants, sauver des enfants, des animaux, lutter contre le mal en général. La plupart des gens n’ont jamais compris que je n’étais qu’une sorte d’acteur. Pour m’éloigner de ce monde qui n’était pas le mien, il me fallait franchir le pas et couper les liens définitivement avec les lecteurs, aussi je me suis lancé dans des spectacles transformistes. À l’époque je donnais beaucoup de show, quelques stripteases dans des petits clubs homos. Je gagnais peu mais je me sentais libre. On ne me reconnaissait pas. Francesca : Et maintenant, comment vivez-vous ? t1t1: J’ai vieilli, et j’en suis très content, je ne ressemble plus à ce jeune freluquet des albums. Je ressemblerais plus à Jimmy Somerville vieux maintenant. Plus personne ne me demande d’autographe, et c’est un grand soulagement. Je vis dans une belle demeure mais ce n’est pas un château. Et non, je n’ai pas de chien. Milou n’a jamais existé: il a été dessiné à la va vite après pour donner de la profondeur au personnage de Tintin, pour le rendre plus agréable, plus amical. C’était une façon pour Hergé d’ancrer son personnage dans le réel. Moi personnellement, j’ai horreur des chiens. J’ai deux chats noirs que j’ai appelé Dupond et Dupont en souvenir. Francesca : Vous avez fondé une famille ? Avez-vous trouvé le bonheur ? t1t1: Je vis maritalement avec un garçon charmant qui bizarrement ressemble à Haddock. Nous sommes heureux et nous avons entamé une procédure d’adoption d’un petit chinois, mais c’est très long, et pour le moment nous évitons de nous créer trop d’espoirs. Mais je ne tiens pas à m’épancher plus sur ma vie privée, j’en connais trop la valeur. Vous n’aurez pas d’autres informations personnelles de ma part. Francesca : D’autres personnages (ou acteurs) ont-ils suivi votre chemin ? Que pouvez-vous nous en dire ?haddock-detournement t1t1: Bien sûr, Haddock aussi est sorti des albums, je crois que cela lui a fait du bien. Ce qui est drôle c’est qu’il n’a jamais été marin: il avait une peur bleue dès qu’il était sur un bateau. Je ne le rencontre que très rarement. Je crois qu’il est producteur de cinéma muet (vous voyez le tableau !). Avec Tournesol, on n’était pas proche. Il était hautain. Il n’a jamais rien inventé mais il la ramenait tout le temps. Je crois que son rôle lui avait tourné la tête, c’est peut-être aussi son enlèvement (dans l’album « l’affaire tournesol »), il ne nous en a jamais parlé mais je crois qu’il a subit de nombreux sévices psychologiques et sexuels. Il est mort, mais je sais qu’à la fin de sa vie, il a cherché à revenir dans les albums, mais ça n’a jamais vraiment marché, et il en a été très affecté. À bout, il a mis fin à ses jours… des médicaments je crois … … Quant à la Castafiore, elle était aussi très éloignée de son personnage, très gentille et simple, mais pour la voix: une catastrophe! Vous saviez peut-être qu’elle était doublée? On peut dire qu’on est très éloigné de nos personnages. Francesca : Quelle sont vos rêves pour le futur ? t1t1: Je pense écrire un livre pour révéler l’envers du décor de mes aventures en BD, et peut-être un projet de télé-réalité qui rassemblerait des gens comme moi (bruce wayne, peter pan, spirou, …). Francesca : Quels sont vos héros à vous ?corto t1t1: Mon héros, c’est Corto Maltèse. Ça c’est de l’aventure, de la vraie! J’aurai adoré être dessiné par Hugo Prat, mais bon, on ne refait le monde. Francesca : Pensez-vous refaire de la BD ? t1t1: Pourquoi pas, mais cette fois c’est moi qui écrirais l’histoire et ferais les dessins. Francesca : Pouvez-vous me parler du travail d’Hergé pour fabriquer ses histoires ? t1t1: Je ne peux pas vous dire grand-chose. En fait, les histoires nous arrivaient comme ça. Hergé a toujours été un solitaire, un taiseux. Il faisait énormément de recherches, et ne commençait une histoire qu’une fois bien documenté. Francesca : On a dit de lui qu’il était raciste. Qu’en pensez-vous ? t1t1: Foutaises, c’est l’époque qui était raciste. Lui n’était pas plus raciste qu’un autre. Francesca : Merci pour cette franchise. Que peut-on vous souhaiter? t1t1: La paix et la tranquillité.

2 commentaires sur “Tintin is back.

  1. Ce site devient de plus en plus obscène, et au lieu de glorifier les héros de jadis, les traine dans la fange.
    Vous pouvez êtres fière de vos valeurs gauchistes et décadantes messieurs les jent-foutres.
    Je ne vous salue pas !

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