Risques et périls géostratégiques des concours de bites à dimension internationale.

Marine Le Pen vient d’être élue à la présidence de la république française, au terme d’une campagne efficace qui a été financée dans une proportion importante par la Russie. Nous sommes en  novembre 2018 et cela fait maintenant six bons mois que la cote de popularité de la charmante chef de l’état baisse inexorablement, comme c’est le cas pour tous les élus à cette fonction, le premier état de grâce passé. Il faut trouver une solution pour inverser cette mauvaise courbe qui s’ajoute à d’autres.

Dans le même temps, les relations entre la Russie de Vladimir Poutine et la Turquie de Recep Tayyip Erdogan ne cessent de dégénérer, d’incidents en incidents. La Syrie a été reconquise par les troupes russes qui s’accumulent désormais dangereusement aux frontières turques. On multiplie les provocations et les fanfaronnades des deux côtés et tous les experts s’accordent à dire que l’escalade a désormais atteint un point critique quand, la nouvelle vient de tomber sur les prompteurs de l’A.F.P., pour répondre à une énième incursion de l’armée russe en territoire turque, un missile sol-air turque vient de parvenir à déjouer les systèmes pare-feu russes pour exploser en plein coeur de Moscou.

Les images de moscovites ensanglantés et de cadavres impudiques défilent en boucles sur les chaînes d’information du monde entier. Vladimir Poutine a déjà annoncé que les représailles seraient terribles. À la télévision française, Marine Le Pen ne tarde pas à intervenir à son tour et, dans une allocution très solennelle mettant en avant la longue amitié franco-russe, se déclare prête à soutenir l’allié russe par tous les moyens nécessaires.

Le monde, si complexe encore quelques mois auparavant, se simplifie bientôt en deux blocs irréconciliables, les pro-russes et les pro-turques. Les bombes  conventionnelles de la coalition pro-russes transforment Istanbul en ruines « fumantes et hurlantes », selon la promesse même de Vladimir Poutine pendant que, partout sur le sol russe, mais aussi dans les pays alliés, des kamikases meurent en emportant avec eux le plus de monde possible: métros, stades, immeubles d’affaire, lieux de cultes, écoles… toutes les cibles sont bonnes.

Le 28 décembre 2018, Paris, 4h30 sur le méridien de Greenwich: dans le silence de la ville encore endormie, une explosion d’une incroyable intensité signale à ceux qui se réveillent en sursaut que quelque chose d’exceptionnel est en train de se produire. Une déflagration nucléaire fait trembler tout Paris et ses environs et recouvre la capitale d’une épaisse poussière radioactive. On apprendra plus tard que c’est là la contribution du Pakistan au conflit mondial. Le Pakistan sera bientôt détruit à son tour par une réplique de la force de frappe nucléaire française embarquée. C’est Madame la présidente Le Pen, depuis son bunker secret, qui a appuyé sur le bouton rouge.

D’un bunker à l’autre, les grands de ce monde comprennent bien vite que le tabou nucléaire vient de tomber. Partout l’on appuie sur des boutons rouges, toute sorte de voyants lumineux s’affolent, en clignotant avec plus ou moins de fébrilité.

La terre, vue de l’espace, commence à ressembler à un gros nuage gris et informe.

Plume-d'éléphant transparent

1 commentaire sur “Risques et périls géostratégiques des concours de bites à dimension internationale.

  1. Qu’il est bon de humer l’air d’un champ de bataille encore chaud le matin à la fraiche.

    Vive les boutons, vive la guerre, vive la France.

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