Mixité sociale: et mon cul, c’est de la dinde de noël?

Mme. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation,  a présenté son plan pour « renforcer la mixité sociale dans les collèges », ce mardi 10 novembre.

Soyons bref: il ne peut y avoir de sincérité dans cette démarche puisqu’elle laisse de côté la question d’une école à deux vitesses, publique et privée.

Quelques chiffres pour mieux comprendre: il y a en France 12 millions d’élèves, de la maternelle au lycée: 10 millions sont dans le public et 2 millions sont dans le privé. La moyenne nationale en pourcentage revient à un rapport de 17 élèves du privé pour 100 élèves scolarisés. L’académie de Corse voit ce chiffre descendre à 5 pour 100 et, autre extrême, l’académie de Rennes est à 39 pour 100.

Le nombre de boursiers permet de se faire une idée de la mixité sociale de ces deux écoles: dans le public, le pourcentage de boursiers (collèges et lycées) est d’environ 26 pour 100 et, dans le privé, de 12 pour 100, c’est-à-dire  plus de moitié moins.

Rappelons qu’à ce jour la ministre de l’éducation félicite l’enseignement privé pour ses efforts en faveur de la mixité, que cet enseignement est très largement financé par l’état comme ce n’est pas la norme en Europe,et que les enseignants du privé représentent 20 pour 100 de l’ensemble du corps enseignant, ce qui revient à dire qu’un enseignant du privé fait cours aujourd’hui à moins d’élèves que son collègue du public alors même que ses élèves sont moins en difficulté.

Alors voilà, vu d’ici, on a un peu l’impression que la mixité sociale, c’est bien, mais chacun chez soi, c’est mieux…

Les chiffres de l’éducation nationale.

Plume-d'éléphant transparent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.