L’Homme, le Moustique et l’Araignée.

Le soir venu, en été, il m’arrive bien souvent de jeter mon dos rond dans la profondeur du canapé. La tête sur l’accoudoir, mon visage tourne alors vers le coin de la fenêtre. De l’autre côté de la moustiquaire, une araignée a tissé sa toile. Parfois, venu du dehors ombré du dessous d’une feuille, un anophèle affamé s’acharne, arpentant en volant l’incompréhensible frontière qui l’empêche de me piquer.

L’autre soir, nouveau joueur de flûte, je poussais un souffle vers cette poussière énervée: l’insecte s’y plut, comme aux vents alizés, semblant même s’y accrocher.

J’ai aussitôt fait porter ma respiration vers la toile d’araignée.

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