Le départ en vacances.

Les routes s’inondent d’automobiles. C’est l’été. Les autoroutes, les routes nationales et départementales, jusqu’aux chemins vicinaux, rien n’échappe à l’envahissement sympathique des touristes de masse. Quand ils ne goûtent pas les joies multiples de la rétention d’eau au milieu de bouchons plus angoissants que des maelström, ils s’arrêtent sur les bordures fleuries des routes de nos campagnes pour y pisser,  y chier, à flots continus, et y tenir à l’aplomb leurs enfants verts et vomissants. Ils s’égarent, aussi, pendant que des gendarmes observateurs transpirent à kilomètres réguliers sous leurs gilets pare-balles.

Quelque part au milieu, il y a un enfant décidé.

Il est là, planté droit, le dos à la montagne, le pouce en l’air, la mèche au vent, comme un poireau.

La route estt étrangement déserte.

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