La fin de la fin.

Dans cet entretien j’ai souhaité vous présenter les activités du Docteur Emmet Schlomoishii.

Francesca : Bonjour Docteur Emmet Schlomoishii, vous êtes médecin généraliste, pouvez-vous nous en dire plus sur votre métier.

Docteur Emmet Schlomoishii : Bonjour Francesca, c’est vrai, je suis médecin généraliste, mais je ne pratique presque plus la médecine traditionnelle.

Francesca : Que voulez-vous dire, quelle est actuellement votre activité ?

Docteur Emmet Schlomoishii : Je ne soigne plus que les personnes décédées.

Francesca : Quelle drôle d’idée, les morts, par définition n’ont plus besoin d’être soignés !!!

Doc E. S. : Détrompez-vous, la plupart étaient malades de leur vivant, et ils le restent après leur décès. Presque toutes les maladies ont une partie psychique. Le corps et l’esprit ne font qu’un.

Francesca : C’est étonnant, et vous avez un cabinet médical, une salle d’attente, … ?

Doc E. S. : Non, c’est différent, je ne prends pas de rendez-vous avec mes patients, j’ai un appareil qui me permet d’entrer en contact avec l’au-delà. Mes patients se présentent les uns après les autres, pour eux l’attente n’existe pas, le temps n’a plus aucune espèce d’importance.

Francesca : Quels types de maladies soignez-vous ? et comment procédez-vous Docteur ?

Doc E. S. : Les maladies sont les mêmes que celles que soignent mes confrères pour les vivants, et pour les traitements, le corps n’existant plus, je soigne les énergies, les blocages, les souvenirs de maladies.  Certaines pathologies mortelles sont très douloureuses psychiquement. Une fois décédé, le patient garde le souvenir de sa douleur, et c’est là que j’interviens.

Francesca : Et votre rémunération ? Vous êtes conventionné ?

Doc E. S. : Malheureusement non, je ne suis pas conventionné par la sécurité sociale, pas de CMU non plus. Je tire mes revenus des parents de mes patients, qui une fois contactés, sont souvent prêts à tout pour soulager leurs défunts.

Francesca : Ne craignez-vous pas de passer pour un charlatan qui exploite honteusement la peine d’autrui ?

Doc E. S. : Vous vous égarez, je suis un scientifique, et j’exerce uniquement parce que j’ai de très bons résultats. je suis contre l’acharnement thérapeutique. Mes patients et leurs proches vivants peuvent témoigner de ma rigueur et de mon professionnalisme.

Francesca : Vous travaillez seul ?

Doc E. S. : Non, plus maintenant, j’ai autour de moi une équipe très spécialisée : des scientifiques, des médecins, mais aussi des chamans, des psychiatres, des juristes, de nombreux chercheurs.

Francesca : Quels sont vos objectifs ?

Doc E. S. : Nous visons plusieurs objectifs:

  • Scientifique d’abord, la technique de guérison des morts n’est pas encore tout à fait au point. On cherche à être plus précis dans nos interventions, en adaptant nos outils afin d’atteindre une précision chirurgicale.
  • La reconnaissance de notre discipline auprès de l’OMS, et des autorités, afin d’intégrer cette branche à la médecine plus classique (entre parenthèses, laissez-moi vous dire que les réticences corporatives sont nombreuses). Sur ce point nous savons que ce sera long. On garde en mémoire l’homéopathie, qui a bien du mal se faire reconnaitre comme médecine à part entière.

Francesca : Quels sont vos résultats ?

Doc E. S. : Ils sont très bons et me permettent de guérir mes patients dans la plupart des cas. J’ai des taux de guérison bien supérieurs à tous mes collègues médecins.

Francesca : Que voulez-vous dire ? Vos patients restent morts. Vous les faites revivre ?

Doc E. S. : Non, je dois rester honnête avec vous, pour le moment, techniquement ils restent morts, cependant ce sont des morts en bonne santé. Ils ne leur manqueraient que peu de chose pour redevenir vivant.

Francesca : C’est possible ?

Doc E. S. : Nous menons des expériences en ce sens, mais pour le moment nos résultats ne sont pas convaincant. Je pense que la technique sera au point d’ici 10 ans.

Francesca : C’est fantastique. Vous pourrez ramener à la vie des gens!

Doc E. S. : Ce n’est pas aussi simple, cela pose de nombreux problèmes pour lesquels nous nous employons à trouver des solutions :

  • Des problèmes éthiques (Doit-on déposer des brevets sur la résurrection? L’église catholique n’a t-elle pas une longueur d’avance ?).
  • Un besoin de corps vides afin d’accueillir le psychisme du patient (On pense à des corps synthétiques).
  • Des problèmes de surpopulation, et de vieillissement.
  • Des problèmes de rétro-succession.
  • La génération d’une nouvelle race humaine.
  • Un surconsommation des ressources de la planète.
  • La fin de la mort qui, nous le reconnaissons est une nécessité vitale, un principe fondateur dans l’organisation des sociétés humaines.

Bref, c’est une véritable révolution dans tous les domaines.

Francesca : C’est vertigineux ! Une dernière question si vous le permettez, Docteur ? Comment tout ça a commencé ?

Doc E. S. : Tout a commencé au début de ma carrière de médecin. Lors de sa consultation, une patiente (dont je tairais le nom par respect pour la famille) est morte dans mon cabinet pendant que je l’auscultais. Je n’ai rien vu venir, et la stupeur était telle que j’ai perdu connaissance. Pendant un bref instant, j’ai eu l’occasion de poursuivre l’auscultation de ma patiente et j’ai trouvé le moyen de la soulager: elle m’a indiqué comment la guérir. Elle est morte bien sûr, mais soulagée.

Francesca : Merci Docteur pour cet entretien, et pour tout ceux qui seraient intéressés voici quelques références :

  • Voici un petit échantillon radiophonique.
  • Machine d’Edison, pour communiquer avec les mortsEdison
  • Des solution pratiques

2 commentaires sur “La fin de la fin.

  1. Bonjour Docteur,
    Je me pose de nombreuses questions à propos de cet entretien, je suis très sceptique à propos de vos résultats, pouvez-vous comprendre que l’on puisse avoir du mal à vous croire. Pour ma part j’ai fait quelques études en physique quantique et jamais je n’ai été exposée à de telles théories.

    1. Chère Pamela neutron,
      Je comprends votre questionnement.
      Notre réflexion se raccroche à nos connaissances, or lorsqu’on est au delà de celles-ci, l’esprit s’esquive, se braque et refuse tout en bloc. C’est classique dans notre fonctionnement intellectuel, à la difficulté de l’innovation, on préfère la tranquillité.
      La difficulté d’une nouvelle théorie n’est pas tant dans sa formulation que dans l’acceptation des changements qu’elle induit. Il est nécessaire de forcer l’ouverture d’esprit afin de percer le mystère.
      Savez-vous, par exemple, que les atomes qui constituent notre monde, ainsi que les lois qui les régissent, ne représentent que 5% de la totalité de ce qui existe dans notre univers. Est-il raisonnable alors, de prétendre que ce qui est vrai pour 5% l’est aussi pour tout le reste ?
      (matière noire)

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